Références bibliques : Genèse 1 : 27-30, Proverbes 8 : 14-21, Exode 10 : 24-26, Matthieu 15 : 29-32, Josué 7 : 10-13, 19-23, Proverbes 10 : 2, Proverbes 22 : 22-23, genèse4 : 1-12, Actes 5 : 1-11, 1 Thessaloniciens 4 : 6, Luc 12 : 16-21, Deutéronome 26 : 1-4, Proverbes 3 : 9-10, Lévitique 27 : 30, Malachie 3 : 7-12…
La malédiction constitue une obscurité dans la vie de l’homme. Elle peut se manifester par la pauvreté qui est la pire des choses dans la vie. Elle nécessite une délivrance. Car il est anormal qu’un enfant de Dieu vive toute sa vie dans la pauvreté, la misère. Nous devons savoir que le monde dans lequel nous vivons est régi par des principes. C’est quand on entre dans les principes de Dieu qu’on expérimente la délivrance de la malédiction financière et matérielle. La vraie délivrance arrive lorsque la parole de Dieu touche notre c½ur, amène en nous le changement et nous pousse à prendre des décisions fermes en vue de notre salut.
La bible dit qu’au commencement Dieu créa l’homme et la femme en un jour mais qu’il cacha celle-ci en l’homme pour la faire sortir plus tard. En créant l’homme et la femme, Dieu les bénit en mettant à leur disposition les animaux, les oiseaux, les poissons, pour se nourrir. Toutes ces choses appartiennent à Dieu, notre Père. Il est donc inconcevable que nous manquions de quoi nous nourrir sur cette terre. Nous avons droit à la bénédiction financière et matérielle sur la terre. D’ailleurs la première chose que Dieu avait faite dans l’Eglise primitive, c’était d’ôter la pauvreté du milieu des chrétiens. L’Eglise doit refléter les bénédictions de Dieu car c’est de cette manière qu’elle peut s’affirmer et s’imposer dans la société. Sur la terre, il y a des choses que Dieu a prévu pour chacun de nous. Il y a peut-être quelque chose qui s’érige en obstacle entre nous et ce que Dieu a prévu pour nous, mais malheureusement nous ignorons cela. C’est pourquoi nous avons besoin de la délivrance. Seul Dieu délivre. C’est quand on entre dans les principes de Dieu que la délivrance vient. La bible dit que la délivrance appartient à l’Eternel. Il y a donc des choses que nous devons faire.
La vie que tu mènes n’est pas la vie à laquelle Dieu t’a destinée. Tu dois te poser des questions sur ta vie, te demander : qui s’est-il érigé en obstacle devant ma vie ? Dieu a dit à Abraham : je rendrai ton nom grand. Puisqu’en Christ nous sommes aussi fils d’Abraham, la grandeur doit être notre part. En Christ, la richesse, la prospérité, la promotion sont notre partage. Notre Dieu est un Dieu qui bénit. Mais pourquoi souffres-tu ? Que chacun donc s’interroge et cherche à savoir pourquoi les choses ne marchent pas dans sa vie. A Pharaon qui lui dit : « Allez, servez l’Eternel. Il n’y a que vos brebis et vos b½ufs qui resteront, et vos enfants pourront aller avec vous », Moïse répondit : « Nos troupeaux iront avec nous, et il ne restera pas un ongle… » Ainsi, les enfants d’Israël sortirent de l’Egypte avec tout ce qui leur appartenait. Ce qui t’appartient n’est pas entre les mains de Satan. Tu dois te demander pourquoi tu es en train de passer par cette souffrance. Pour être délivré de la malédiction financière et matérielle, tu dois faire certaines choses.
Voici quelques principes qui vont nous permettre d’échapper au châtiment de Dieu et d’expérimenter ainsi la délivrance financière et matérielle dans notre vie :
1° Ne prends pas ce qui est à autrui (biens mal acquis). Parmi les choses qui sont à la base de la malédiction et que nous devons éviter, il y a les biens mal acquis. Acan, pour avoir gardé l’interdit, a été à la base de la défaite d’Israël (Josué 7 : 10-13,19-23). Souvent, ce sont nos actes (vol, fraude, mensonge…) qui sont à la base de notre souffrance. Caïn a été maudit par Dieu après qu’il eut, par jalousie, tué son frère Abel (Genèse 4 : 1-12). Ananias et Saphira, pour avoir menti, trouvèrent la mort (Actes 5 : 1-11). A cause de l’argent, Juda trahit Jésus mais peu après, pris de remords, il remit cet argent aux principaux sacrificateurs et alla se pendre (Matthieu 27 : 3-8). Dieu a prévu des choses pour toi. Vas-y molo molo. Ne prends pas ce qui est à autrui car un bien mal acquis ne profite pas. Aussi, Dieu n’aime pas qu’on prenne les choses par ruse, par mensonge. La bible dit que la malédiction sans cause est sans effet. C’est dire que là où il y a cause, il y a effet. Tu dois donc éviter de créer la cause à même de provoquer la malédiction dans ta vie en te comportant dignement c’est-à-dire conformément à la parole de Dieu. Les biens mal acquis ne font pas avancer dans la vie (Proverbes 10 :2). Ne prends pas ce qui est à autrui, n’use pas envers ton frère de fraude et de cupidité dans les affaires de peur de tomber sous le châtiment de Dieu (Proverbes 22 : 22-23 et 1 Thessaloniciens 4 : 6).
2° La bonne gérance. Tout ce que Dieu nous donne n’est pas à nous. Dans tout ce qu’il nous donne, une partie nous revient, une autre c’est pour aider les autres et une autre encore pour l’avancement de son ½uvre. Autrement dit Dieu veut que nous soyons des bons gestionnaires de tout ce qu’il nous donne. C’est lorsqu’on a été bon gérant que Dieu se dispose à ajouter d’autres bénédictions, d’autres richesses. « A quoi sert l’argent dans la main de l’insensé ? », se demande la bible. L’insensé c’est justement celui qui ignore que tout ce qu’il a provient de Dieu, c’est celui qui n’a pas de considération pour Dieu ou pour son semblable. Qu’as-tu donc fait de ce que Dieu t’a donné ? Le riche insensé, puisqu’il n’a été que riche pour lui-même et non pour Dieu, s’est vu retirer la vie par celui-ci (Luc 12 : 16-21). Si tu es mauvais gestionnaire, Dieu va te retirer tout ce qu’il t’avait donné. Si Dieu ne trouve pas son compte dans ce que tu as, il va te le ravir. En matière d’argent, Dieu insiste sur la bonne gérance parce que l’argent est souvent la source de bien des désagréments dans la vie de l’homme. L’argent mal géré peut conduire à la mort.
3° Les droits de Dieu. Tout royaume a ses principes, ses droits. Dieu a aussi ses droits, ses principes que nous devons respecter afin d’aller de l’avant. Mais où commencent les droits de Dieu ? Quels sont les droits de Dieu ?
a) Les prémices. C’est Dieu qui a instauré la loi des prémices (Deutéronome 26 : 1-4). Dieu ne commence pas avec la dîme mais avec les prémices. Les prémices c’est l’un des droits de Dieu. Les prémices c’est le premier salaire de son travail, le premier bénéfice de son commerce ou les premiers fruits de son champ… Oui, nous devons commencer avec Dieu dans notre travail, notre commerce, notre activité afin qu’il nous assure sa protection et qu’il nous fasse prospérer. La bible dit : « Honore l’Eternel avec tes biens et avec les prémices de tout ton revenu : alors tes greniers seront remplis d’abondance, et tes cuves regorgeront de moût » (Proverbes 3 : 9-10).
b) La dîme est aussi l’un des droits de Dieu. Elle appartient à l’Eternel, elle lui est consacrée (Lévitique 27 : 30). Elle est le 1/10 de notre salaire, du bénéfice de notre commerce… Le non respect de ce droit entraîne la malédiction financière et matérielle (Malchie 3 : 7-12). Le Nouveau Testament atteste aussi ce principe que d’aucuns disent appartenir à l’Ancien Testament (Luc 18 : 12). La dîme c’est une sorte d’impôt que nous donnons à Dieu et nous devons la donner régulièrement
c) Le v½u fait à Dieu. Le v½u est une promesse que l’homme fait à Dieu, très souvent dans le secret de son c½ur. La bible dit : « Lorsque tu as fait un v½u à Dieu, ne tarde pas à l’accomplir, car il n’aime pas les insensés : accomplis le v½u que tu as fait. Mieux vaut pour toi ne point faire de v½u, que d’en faire un et de ne pas l’accomplir… » (Ecclésiaste 5 : 3-5). Le non accomplissement d’un v½u fait à Dieu attire la malédiction.
d) L’offrande (Malachie 1 : 6-8). Beaucoup pensent que la dîme dépasse en valeur l’offrande. Erreur ! L’offrande est volontaire, elle l’expression de notre gratitude vis-à-vis de Dieu pour ce qu’il a fait dans notre vie. En cela, elle doit être plus que la dîme. Malheureusement nous offrons ce qui est insignifiant, le superflu. Nous devons apprendre à donner à Dieu le meilleur, une offrande sacrificielle à l’instar d’Abraham qui n’avait pas hésité à sacrifier son fils, son unique.
Pour vivre la délivrance financière et matérielle dans notre vie, nous devons respecter les principes de Dieu.
Evêque Pascal MUKUNA